Le Maroc menace l’Union européenne, s’en prend à Amar Belani

Le Maroc met en garde l’Union européenne contre la non-application de leur accord agricole et de pêche au Sahara occidental et menace de trouver de nouveaux partenaires économiques. Il s’en prend une nouvelle fois à l’ambassadeur d’Algérie à Bruxelles, Amar Belani.

« Le Maroc et l’Union européenne sont liés par un accord agricole dont l’application est effective sur le territoire du royaume du Maroc », a déclaré le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime marocain, dans un communiqué.

Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime marocain a menacé que de « telles nuisances mettent en péril un édifice de coopération construit sur de nombreuses années, ne laissant de choix au Maroc que de s’en détourner au profit d’une accélération de partenariats initiés dans des pays et régions diverses notamment la Russie, la Chine, l’Inde, le Japon, les pays du Golfe ainsi qu’auprès de nos voisins africains ».

Le 21 décembre, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) avait rendu une décision selon laquelle l’accord agricole entre l’UE et le Maroc n’est pas applicable au Sahara occidental.

Le ministre des Affaires étrangères marocain Nasser Bourita a rappelé dimanche qu’il ne « reconnaîtra jamais » la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Sur l’adhésion de son pays à l’Union africaine, il a dit : « Le fait pour un État de siéger dans une enceinte internationale en présence d’une entité non reconnue ne peut impliquer une reconnaissance par lui de cette entité ».

Ces déclarations interviennent après celles du Commissaire européen chargé de l’action pour le climat et de l’énergie, Miguel Arias Canete, sur le statut « distinct et séparé » du territoire du Sahara occidental dans les échanges entre l’UE et le Maroc en matière d’énergie renouvelable.

L’Agence officielle marocaine de presse MAP a saisi l’occasion pour s’attaquer, une nouvelle fois, à Amar Belani, ambassadeur d’Algérie à Bruxelles et auprès de l’Union européenne, qui s’est réjouit des déclarations de M. Cañete.

Pour la MAP, Belani « cherche une promotion dans son pays en multipliant ces derniers temps ses sorties médiatiques anti-marocaines (…) et a saisi cette occasion pour déverser une nouvelle fois son fiel sur le Maroc et ses institutions, mais surtout théoriser sur une -nouvelle jurisprudence européenne- tendant à exclure le Sahara des accords internationaux du Maroc ».

L’agence a également pris pour cible l’Espagnol Miguel Arias Cañete, qu’elle soupçonne de proximité avec l’industrie pétrolière et de détournement de fonds au sein de la société espagnole « Eaux des bassins méditerranéens » (Acuamed).
TSA